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1965 | 2 | 49-57
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Ochrona i konserwacja zabytków architektury na Węgrzech

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PROTECTION ET CONSERVATION DES MONUMENTS HISTORIQÜES EN HONGRIE
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De nombreux monuments historiques se trouvent sur le te rrito ire de la Hongrie contemporaine. Ils relèvent de diverses époques depuis ceux dans les anciennes provinces romaines, en Pannonie et Transleithamie, datant du I-e r au Vl-ème siècle de n. e. Le Moyen-Age, époque des Arpades laisse en héritage de nombreux châteaux et églises, tandis que les époques ultérieures se manifestent par d’autres monuments religieux e t civils, notamment par un rich e apport d ’architecture bourgeoise. Le patrimoine de la Hongrie a souffert de d estructions fréquentes et parfois totales. Les invasions ta rta re s du XIII-e siècle, l'occupation des Turcs aux XVI-e e t XVII-e siècles, en tra în en t la ruine des monuments d ’époques antérieures. L ’étendue de ces destructions fu t élargie par une action d ’Etât intenté e su r l’o rd re de l’empereur autrichien au début du XVIII-e siècle e t ayant pour but de démolir entièrement les vieux bâtiments tels que châteaux et fortifications. En résultat, les plus anciens vestiges de la culture hongroise ne présentèren t bientôt q u ’un amas de débris e t lamentables ruines. La protection des monuments fu t entreprise en Hongrie en 1866 par la Commission Centrale Hongroise pour la protection des biens nationaux. On procéda alors à l’élaboration d’un règlement de base et on créa des institutions chargées de son application. Dans la première période de cette activité, seuls les vestiges les plus anciens étaient pris en considération (env,. 50 monuments) en laissant de côté, comme c’é tait d’usage d’ailleurs à cette époque, les monuments historiques d’époques plus récentes notamment du baroque e t du classicisme. Des modifications importantes fu ren t apportées à la législation relative à la sauvegarde des monuments, après l’année 1945, compte tenu de l’étendue des destructions subies p a r le patrimoine historique .au cours de la dernière guerre mondiale. En 1949 fu t votée la nouvelle loi concernant la protection •des monuments. Un In stitu t National fu t constitué .auprès du Ministère du Bâtiment pour la protection des monuments. L ’In stitu t sus-mentionné est compétent pour les projets, la direction et la ré a lisation des trav a u x de conservation. Les recherches scientifiques, notamment les fouilles archéologiques, la popularisation des idées sur la nécessité de la protection des biens culturels, le contrôle sur l’opportunité des adaptations des monuments aux b e soins de la vie contemporaine, fu ren t confiés au Ministère de l’Education. Il nous faut souligner a cette occasion la haute valeur des trav au x de r e cherches effectués par les archéologues, qui ont p a rticipé de cette façon à la protection des monuments. Le relevé des oeuvres d’architecture protegees par la loi compte env. 12.000 monuments, dont en viron 2.000 possèdent une valeur spéciale au point de vue historique, artistique e t architectural, 9.000 (env.) constituent des vestiges de l’histoire e t env. 1000 un élément de valeur dans l’apperçu général d ’une ville ou d ’un village. Parmi les critères de valorisation sont prises en considération les conditions matérielles, historiques (y compris la valeur spéciale des objets du culte) et esthétiques. Les formes et les règles de la conservation ne fu ren t arrêtées définitivement qu’a p rès des recherches complexes et variées auxquelles sont soumis les ensembles résidentiels et les centres urbains. En fin de compte, les monuments historiques furent inscrits dans le plan des aménagements spaciaux avec toutes les conséquences favorables qui en résultent. La protection des monuments et la réalisation des trav a u x de conservation, est mise en pratique, en premier lieu par l ’In s titu t de la Protection des Monuments. Son activité concerne d’abord les monuments les plus anciens, exigeant un programme de conservation compliqué. Des groupes de spécialistes sont constitués pour la réalisation de ces tr a vaux, à base d ’un devis de réalisation, donc ne jouant pas le rôle d ’un bureau d ’entreprises. Car on a pris pour règle générale que la protection des monuments fa it partie d ’activité culturelle et ne peut être conçue comme une entreprise de construction profitable. Le programme des trav au x de conservation se divise généralement en trois étapes: fouilles archéologiques et recherches historiques concernant l’oeuvre architecturale, protection des parties dévoilées du monument, avec projet et devis, trav a u x de conservation et de construction. Le traitem en t de conservation doit tenir compte des règles suivantes: 1. Conservation des vestiges „in situ ”. 2. Reconstruction des parties manquantes du monument pour des fins didactiques. 3. Adaptation du monument aux besoins de la vie contemporaine. Ces règles concernent surtout les châteaux en ruines, les palais etc. Toutefois un principe général s’impose: le devoir de conserver au monument au ta n t d’authenticité que possible, tout en adm ettant une modernisation rationnelle en vue des besoins de la vie contemporaine. Les réalisations suivantes, effectuées au cours des années récentes peuvent être considérées comme exemplaires: — église romane du XlI-e siècle à Ecserpuszta où la ru in e est conservée avec de très légères reconstructions; une partie de la ruine destinée au „lapida rium” recouverte par des toits de protection de construction légère. L’ensemble fut adapté à des fins touristiques, vu que le monument se trouve sur l’itinéraire du littoral du Balaton. — Château de Vârgesztes en ruine, érigé de pierre (XV-e—XVI-e siècle) où, après un tra item e n t de conservation, fu t aménagé un refuge touristique. Ces trav au x de conservation sont effectués avec une adaptation minime aux exigeamces modernes. Le caractère original des fortifications médiévales est mis en valeur en ne nuisant pas, pour autant, à son caractère de ruine romantique. — Château élevé en pierre à Nagyvâzsony (XlV-e— XVI-e siècle). Après avoir enlevé une couche épaisse de débris, on procéda à la conservation des fra g ments des murs du rez-de-chaussée. La chapelle fu t reconstruite en partie ainsi que la barbacane en employant un style n eu tre pour les parties rajoutées.. La tour qui constitue l’élément le plus ancien de cet édifice, fu t reconstruite e t aménagée en musée.
Year
Issue
2
Pages
49-57
Physical description
Dates
published
1965
Contributors
  • mgr inż. arch., Zarząd Muzeów i Ochrony Zabytków Ministerstwa Kultury i Sztuki
References
Document Type
Publication order reference
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YADDA identifier
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