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1968 | 3 | 45-51
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Konserwacja fresków w prezbiterium kolegiaty wiślickiej

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CONSERVATION DES FRESQUES DU CHOEUR DE L’ÉGLISE COLLÉGIALE A WIŚLICA
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Les travaux de conservation des fresques du choeur de l ’église collégiale à Wiślica ont été entrepris à une grande échelle en 1961. Les travaux étaient menés par le groupe de conservateurs de l ’Atelier de Conservation des Oeuvres d’Art de la Section Cracovienne de l ’„Atelier de Conservation des Monuments historiques”. Les fresques de Wiślica exécutées au tournant du XIV—XV-e siècle sur l ’ordre du roi Władysław Jagiełło, appartiennent aux quatre décorations picturales d’origine russo-bizantique, conservées sur le territoire de la Pologne. La composition des peintures est développée sur 5 à 6 plans. Les plus grandes surfaces au-delà des supports de la voûte, représentent des scènes de la vie de la Sainte Vierge et du Christ, par contre au-dessus, sur des surfaces plus démembrées des murs ont été incrustées des figures allongées de saints. Les jouées des fenêtres et les parties supérieures des murs étaient recouvertes d’ornements géométriques et végétaux. En général, les fragments conservés de la polychromie constituent 40'% de la décoration originale des murs. Sur la voûte la polychromie ne s ’est pas conservée. Les peintures sont exécutées par la technique „al fresco” du type russo-bizantique. Le mortier était posé d’une seule couche directement sur les blocs en pierres d’après le système dit „à journée”. Il est d’une épaisseur de 3 à 10 mm. C’est un mortier de chaux avec une charge organique — fibres de lin coupées et une petite quantité de sciures de bois feuillu et de charbon de bois. Sur le mortier apparaît un dessin de contour peint en jaune. Il manque par contre le dessin empreint dans le mortier. Les couleurs constituent une palette typiquement de fresques. Les peintures, deux cent ans après leur exécution ont été recouvertes d’une couche postérieure. Elles ont été dévoilées au temps de la I-ère guerre mondiale, lorsque des fragments en sont apparus à l’issue de la destruction de l ’église. Au cours de la reconstruction de l ’église collégiale entreprise par A. Szyszko Bohusz en 1919—1931, il a été décidé que la polychromie serait mise à jour en entier. L’état de conservation de la polychromie après la deuxième guerre mondiale était fort mauvais. Environ 80% du mortier authentique tombait de l ’assise. Le mortier restait fixé sur l’abattis seulement en quelques endroits, par contre de grandes parties atteignant parfois 2 m2 de superficie n’étaient pas liés au mur. Le mortier même se distinguait par une grande résistance, une dureté et simultanément par une cohésion et une élasticité; grâce à quoi précisément de grandes parties de mortier fortement fendillées et émiettées continuaient à tenir. La polychromie était faiblement lisible en résultat de l ’enlèvement imparfait des couches ultérieures et à cause d’un grand salissement. On a appliqué deux méthodes de fixation du mortier sur la trame: des injections de dispersion aqueuse de polyacetate de vinyle (Movilith D) et la deuxième méthode consistait à fixer le mortier au moyen de clous. Ces derniers sont construits de la façon sulvan- ;e. 6 fils tressés constituent une tige placée dans la ;rame du mur, leurs extrémités sont disposées en rayons et terminées par des crochets qui retiennent le mortier sur une surface assez grande. Afin d’éviter la corrosion les clous ont été exécutés en alliage contenant 80% d’argent. Dans un mortier compact ils remplissent parfaitement leur rôle, ils sont en même temps presque invisibles et couvrent la surface minimale de la polychromie. Les bords du mortier original dont le décrépissement constituait une grande menace pour la peinture ont été fixés à l’abattis à l ’aide d’unè dispersion de polyacetate, consolidés en plus sur toute leur longueur par une fibre de chanvre collée sur l’abattis et sur le mortier. Sur cette protection on a posé un bandage de nouveau mortier. Toutes les parties manquantes du mortier original que l’on a décidé de compléter, ont été recouvertes d’une couche composée de: chaux avec une charge non-organique, de briques de chamotte broyées d’une couleur jaune pâle et d’une charge organique de fibres de chanvre coupées. Le nettoyage définitif de la surface de la peinture a pu être effectué seulement après l ’exécution des traitements de protection mentionnés. En présence de l ’état de conservation de la polychromie décrit plus haut, un problème important étaient l ’exposition et la définition de l ’étendue des complètements des peintures conservées. On a réalisé une série d’essais de diverses méthodes de complètements et de pointage, décidant finalement la solution suivante: les petites parties manquantes du mortier authentique qui troublaient la composition et effaçaient la lisibilité des scènes respectives ont été recouvertes d’une nouvelle couche de mortier. De grandes surfaces des murs dépourvues de polychromies ont été nettoyées, les pertes d’abattis complétées et la trame de l’abattis laissée découverte. On a estimé que la surface authentique de la trame de l’abattis gothique, crée un meilleur entourage pour les fresques conservées, que les nouveaux crépis posés même avec soin et assortis par leurs couleurs. Sur les parties manquantes de la peinture, dans lesquelles la couleur jaune découverte du mortier original défaisait la composition, on a décidé d’effectuer un pointage. Ces complètements ont été réalisés dans une couleur rapprochée à l’entourage original; toutefois la couleur était plus claire et la facture diversifiée. De cette façon l’original a été séparé des parties pointées. La solution de l ’exposition des fresques conservées a été dictée non seulement par l ’état de leur conservation mais aussi par la nécessité de nouer au programme général d’une nouvelle composition de l ’intérieur de l’église collégiale dans laquelle sont assemblés les monuments d’art d’une haute classe artistique, et appartenant à diverses époques historiques.
Year
Issue
3
Pages
45-51
Physical description
Dates
published
1968
Contributors
  • mgr, Pracownie Konserwacji Zabytków Kraków
References
  • M. R o ż y c k a - B r y z ę k, Bizantyjsko-ruskie malowidła ścienne w kolegiacie wiślickiej. „Foliae Historiae Artium” II (1965). Wszystkie dane historyczne zaczerpnięto z tej pracy.
  • V. Mol e , Kilka uwag o malowidłach ściennych w Wiślicy, „Ochrona Zabytkow Sztuki” część I (1930—31), z. 1—4, s. 98—101.
Document Type
Publication order reference
Identifiers
YADDA identifier
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