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2015 | 63 | 5: Neofilologia | 7-20
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L’attitude énonciative d’opposition introduite par mais – l’approche contrastive français-polonais

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PL
Postawa wypowiadaniowa opozycji wprowadzona wyznacznikiem mais – ujęcie kontrastywne francusko-polskie
EN
The Enunciative Attitude of the Opposed Position Indicated by mais: A French- Polish Contrastive Analysis
Languages of publication
FR
Abstracts
FR
Le connecteur mais au début d’une réplique dans le dialogue et ses équivalents polonais sont considérés comme des marqueurs de l’attitude énonciative (Anscombre 2009). L’analyse a montré qu’en polonais l’opposition est souvent intensifiée et le connecteur ale/ ależ est facultatif. L’opposition peut aussi être affaiblie, l’interprétation dépend des expressions telles que lecz, co tam, co ty, etc. Dans la traduction du polonais en français, presque systématiquement mais est ajouté au début de la réplique, ce qui aussi montre des contraintes discursives spécifiques pour les deux langues. L’approche contrastive a démontré que l’approche de mais comme marqueur de l’attitude énonciative d’opposition permet d’expliquer d’une manière plus générale et systématique le rôle de ses équivalents polonais, qui dans le texte, réalisent divers aspects de ses fonctions sémantico-pragmatiques.
EN
The French connective mais at the beginning of a reply in a dialogue and its Polish counterpart are regarded as indicating enunciative attitude (attitude énonciative, Anscombre 2009). Analysis shows that in Polish texts an opposed position is frequently strengthened by the addition of several words and the connective ale/ależ at the beginning of a reply is then facultative, or it can be weaker and then other markers (lecz, co tam, co ty, etc.) are decisive for understanding the text. In translating into French, translators often add the word mais at the beginning of a reply. Contrastive analysis showed that the use of mais is much more systematic and general than the Polish words which give varying degrees of complexity at the semantic-pragmatic level.
PL
Francuski konektor mais na początku repliki w dialogu i jego polskie odpowiedniki ukazane są jako wyznaczniki postawy wypowiadaniowej (jak proponuje to Anscombre 2009). Analiza wykazała, że w języku polskim często opozycję intensyfikują rozmaite wyrażenia, a konektor ale/ależ jest na początku repliki fakultatywny. Opozycja może być też osłabiona, interpretacja zależy zaś od wyrażeń takich jak lecz, co tam, co ty itp. W tłumaczeniu z języka polskiego na francuski często mais jest wprowadzane na początku repliki. Ujęcie kontrastywne wykazało że ujęcie mais jako wyznacznika postawy wypowiadaniowej pozwala wyjaśnić w sposób bardziej ogólny i systematyczny rolę ekwiwalentów polskich, które w tekście oddają rozmaite aspekty jego funkcji semantyczno-pragmatycznych.
Contributors
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