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1967 | 3 | 3-19
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Działalność Rady Ochrony Pomników Walki i Męczeństwa w latach 1961-66

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ACTIVITÉ DU CONSEIL POUR LA PROTECTION DES MONUMENTS DES LUTTES ET DU MARTYRE (1961—1966)
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La [Pologne a payé largement son tribut à la II-ème Guerre Mondiale par la ruine complète de son économie nationale, par la destruction des milliers de villes et de villages, non moins grande que celles d’Oradour et de Lidice, par la mort de 6 millions de ses citoyens péris dans la lutte contre l’agresseur et plus souvent encore sauvagement assassinés par les nazis. Ce solde tragique fut, en ce qui concerne la Pologne, de beaucoup plus élevé que tout ce qu’ont dû subir les autres nations attaquées par les impérialistes allemands. L’occupation, elle-même, est devenu un terrible cauchemar difficile à comprendre pour un être humain. Il n’est donc point étonnant, qu’une fois notre liberté reconquise après la contrainte nationale en même temps que sociale, le sentiment de reconnaissance dans la population polonaise s’est mué en un élan général tendant à glorifier la mémoire de ceux qui ont donné leur vie en luttant contre l’occupant. Pour exprimer et protéger cet élan national, la Diète Polonaise en vertu de la loi du 2 juillet 1947 a créé le Conseil pour la Protection des Monuments des Luttes et du Martyre. Les représentants des Organismes dirigeants aussi bien politiques qu’administratifs et sociaux ont été désignés comme membres du Comité par Tordre du Ministre de la Culture et des Arts, pour une cadence biennale. Le Conseil est autorisé entre autres à: “coordonner les activités des autorités, des organisations et des institutions sociales sur le plan de la commémoration des luttes et du martyre de la Nation polonaise et des autres Nations.” Il est chargé aussi “d’établir des directives d’ordre général” dans le domaine d’activité précité. Au cours de la première période concernant l’exercice des années 1047—Ш60, le Conseil n’a pu réaliser son programme ne fut-ce que par une commémoration des lieux principaux des luttes et du martyre. La raison en fut surtout dans le manque du personnel susceptible de réaliser ces plans. La situation a changé de tout en tout vers la fin de I960, lorsque le Ministre Janusz Wieczorek, chef de l’Office du Conseil des Ministres, fut élu Président du Conseil pour la Protection. Grâce à son talent d’organisateur et à son esprit d’initiative, le nouveau Conseil a procédé d’abord à une mise en lumière des buts qu’il se posait si hardiment, notamment à — établir un relevé complet des lieux des luttes et du martyre en Pologne ainsi que des objectifs analogues concernant la Pologne à l’étranger, — organiser pour chacun d’eux un service de protection sociale permanent, — diffuser largement l’idée même de la protection des lieux historiques marqués par des souvenirs nationaux. Pour aboutir plus aisément à la réalisation de ces buts, le Conseil a créé, sur tout le territoire de la Pologne, des succursales sous forme de Comités sociaux pour la protection des monuments des luttes et du martyre, à 1,échelle des voïevodies, des districts et des municipalités. Leur composition répondant aux principales forces actives de la société, ainsi que les buts qu’ils se posaient étaient parallèles à ceux du Conseil pour la protection. En môme temps le Conseil donnant exemple d’une activité aussi généreuse que rationnelle et énergique, a créé un stimulant pour les activités de tous les Comités des terroires. Grâce à une mise en marche si bien conçue et préparée, les réalisations des six années de travail (1901—1906) de ce Conseil reformé ont abouti à des succès réels, sur tous les plans envisagés, malgré qu’elles se basaient en général sur l’apport des forces sociales libreihent engagées. Ce sont les activistes de l’Association des Guerriers pour le triomphe de la Liberté et de la Eémocratie, les enseignants et les éclaireurs polonais et bien d’autres personnes encore qui par leur travail ont contribué à la création d’un repertoire de tous lieux de lutte et du martyre en Pologne. Les résultats de cette entreprise difficile, la découverte simultanée, qui dure toujours encore, de nouveaux lieux de massacre et de crimes commis par les hitlériens, ont confirmé l’existence en Pologne de 20.000 places marquées par les luttes et la mort d’une seule personne un d’un groupe de personnes, luttant pour la liberté. La liste des cimetières de guerre des soldats polonais et d’autres lieux ayant trait à notre histoire de la dernière guerre, à l’étranger, dressée par les soins de nos postes diplomatiques et consulaires, a révélé l’existence de ce genre d’objectifs sur le territoire de 30 pays du monde entier. Les soins que l’on a apportés pour nettoyer et aménager ces lieux de souvenirs, pour commémorer les 5.000 objectifs désignés par !’opinion publique, à l’aide des tableaux commémoratifs, des monuments, des obélisques, de grandes pierres pourvues d’inscriptions etc., a 'demandé encore plus d’effort général pour mobiliser les forces sociales et les moyens économiques de leur réalisation. Une large part a été effectuée grâce à l’activité et aux fonds sociaux, qui ne trouvaient d’appui dans les crédits d’Etat que dans le cas de grave nécessité. L’action directe du Conseil pour la Protection a porté sur les camps de concentration généralement connus notamment: Oświęcim-iBrzezinka, Majdanek, Sztutów, le grand camp de prisonniers et le lieu de leur martyre à Labinowice, ainsi que les terrains des camps d’extermination des centaines de miliers de victimes de l’Europe entière à Treblinka, Chełmno sur Ner, Płaszów et d’autres. En même temps le Conseil a patronné l’action de commémorer et d’exposer les lieux des luttes célèbres dans l’histoire de la dernière guerre, notamment: Westerplatte, Kołobrzeg, Wał Pomorski etc. En vue de garantir à tous ces objectifs un service de conservation et de sauvegarde permanente, le Conseil et les Comités ont procédé à l’organisation des équipes de protecteurs sociaux. Le patronnage social a été assumé par les écoles les plus proches du lieu envisagé, par les établissements de travail, par les groupements des éclaireurs, par l’armée polonaise et d’autres organisations encore. Toutes elles ont pris à leur charge d’entretenir en bon état le lieu des souvenirs qui leur est confié, d’y faire les réparations courantes et d’organiser leurs anniversaires. Jusqu’à ce jour, 6.000 équipes de protection ont été constituées. Les patrons du pays ou de l’étranger qui se sont distingués par leur activité sont honorés par le Conseil qui leur discerne des diplômes ou des décorations du ’’Protecteur des lieux de souvenirs nationaux”. ' Le Conseil pour la Protection et les Comités des terroires, sont toujours en rapport avec le public qu’ils informent par la presse, la radio et la télévision des buts et des résultats de leur activité faisant souvent appel à leur aide bénévole. Les liens qui unissent les Comités à la jeunesse scalaire et aux éclaireurs sont particulièrement cordiaux et empreints d’amitié. ' Grâce à l’initiative et aux soins du Conseil toute une série de publications a paru apportant des connaissances précieuses et très avancées, concernant les années 1939—1(946 telles par ex. que le ‘‘Guide des lieux commémorés des luttes et du martyre en Pologne (1939—1944)” publication qui a été largement diffusée. Elle a été publiée en cinq langues. L’on peut aussi mentionner la série des cartes géographiques présentant les lieux des crimes hitlériens et de luttes contre l ’occupant sur le territoire de la Pologne soit encore la participation des Polonais aux diverses batailles de la II-ème Guerre Mondiale sur toutes les lignes de front. On est en train de publier aussi une série de monographies populaires concernant les lieux des luttes et du martyre, les plus renommés, ainsi qu’une série de cartes postales reliées en albums etc. Le Conseil initie des recherches scientifiques sur l’histoire des années (1939—1945, organise des concours d’oeuvres d’art sur ce sujet. Chaque année, en collaboration avec les Comités, il procède à l’organisation d’une centaine de manifestations, de rencontres et de conférences traitant de mêmes sujets. Une activité de si large portée, entièrement désintéressée, grâce à laquelle la Nation a pu payer son dû à la mémoire de ceux qui ont donné leur vie pour sa liberté, a gagné au Comité la grande estime dont il jouit dans notre pays. T1 parait que dans aucun autre état n’existe une institution pareille qui soit tenue, comme la notre, de mettre en lumière et de commémorer les valeurs les plus précieuses de notre histoire ainsi que de former sur ces exemples, en leur donnant un nouvel essor, les forces morales de la société contemporaine.
Year
Issue
3
Pages
3-19
Physical description
Dates
published
1967
Contributors
  • mgr, Zarząd Muzeów i Ochrony Zabytków, Warszawa
References
Document Type
Publication order reference
Identifiers
YADDA identifier
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